Entrée en carême 2021 au Séminaire saint Paul de Djimè

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    Recollection du temps de carême

    Le carême chrétien, temps fort et temps d’efforts, s’ouvre coutumièrement au Grand Séminaire Saint Paul de Djimè par une journée de recollection parallèlement vécue avec le mercredi des cendres. Ainsi, du mardi 16 au jeudi 18 février 2021, toute activité académique cessante, les grands séminaristes du philosophat se sont pliés une fois encore à cette pieuse expérience recommandée par la tradition. Entrevue comme une halte au début de notre « montée vers Jérusalem » et marquée qui plus est par le sceau d’un silence monacal, ladite journée de recollection a su immerger toute la communauté des séminaristes dans un véritable ressourcement spirituel. En effet, outre les dispositions spirituelles ordinaires telles que la célébration de l’office divin et de la Sainte Eucharistie, les méditations silencieuses, l’adoration eucharistique et autres activités dévotionnelles personnelles, elle a été ponctuée par une prédication édifiante portant sur le thème : « Le charme de notre vie chrétienne sous la menace des péchés capitaux ». Le prédicateur, le père Agapit GBEGNON qui a d’ailleurs proposé ce thème à dessein, ne s’est pas attardé sur des envolées théologiques interminables sur le sens du carême –chose a priori connue de tous–. Sans le moindre soupçon de moralisme, notre prédicateur fait observer pour commencer, les tendances relativistes actuelles qui portent l’homme à se complaire dans le vice et le péché au détriment de la vertu. Rappelant par la suite notre commune vocation chrétienne à la perfection ainsi que l’appel universel à la sainteté, il exhorta son auditoire à résister à l’attrait pulsionnel et passionnel des péchés capitaux. Aussi nous faudrait-il, contre l’orgueil, la gourmandise et la colère, entre autres « dispositions chroniques au mal »[1], cultiver respectivement l’humilité, la tempérance et la patience, parmi tant d’autres vertus répondant au critère aristotélicien de la médiété[2]. Abreuvée dans le creuset de cette recollection à la double source de la prédication et des exercices spirituels, la communauté des séminaristes détient désormais la clé pour ne pas défaillir en quarante jours de périple ascétique cadencé par la stricte observance des prescriptions quadragésimales (le jeûne, la prière et le partage).

    [1] C’est ainsi que Thomas d’Aquin nomme les péchés capitaux.

    [2] Selon Aristote en réalité, « In medio stat virtus » (la vertu réside dans le juste milieu). D’où le critère de la médiété (modération) ici mentionné.

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