La longue histoire de la révolution culturelle occidentale : un nouveau consensus mondial pour le XXI ème siècle

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1909

Le 11 janvier dernier, le Grand Séminaire Saint Paul de Djimè a eu l’insigne honneur d’accueillir dans ses murs, Madame Marguerite Peteers, une personnalité de renom dans le monde de la bioéthique. Invitée au Bénin par Monseigneur Barthélémy ADOUKONOU dans l’optique d’une session de causeries sur ses domaines d’investigations, Madame Peeters a entretenu la communauté du Philosophat sur les nouvelles idéologies postmodernes qui portent entorse à la dignité de la personne humaine.

S’inscrivant dans le processus de déconstruction de la postmodernité, cette nouvelle culture mondiale conçoit tout un langage nouveau afin de déconstruire la réalité pour la rendre de nouveau comme un texte à réinterpréter par chaque individu : développement durable, droit des enfants et des femmes, diversités culturelles, sensibilité culturelle, etc… Ce langage apparemment altruiste et promoteur de la dignité humaine, recèle toute une autre compréhension totalement antagoniste à ce qu’il laisserait croire : santé de reproduction (le droit à l’avortement dit sans risque dans de bonnes conditions sanitaires, avortement sans risque), l’accès universel à la contraception moderne et à la contraception d’urgence, une vue fluide de la sexualité, la masturbation et une adhésion aux styles de vie LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres), pris comme naturels.

Le XXIème siècle est largement marqué par le foisonnement de plusieurs idéologies qui affectent l’homme dans toutes ses dimensions. Ses idéologies nées pour la plupart dans le contexte occidental, font état de culture à appliquer par les peuples et gouvernements non-occidentaux dans leur paradigme d’éducation sexuelle complète. Entretenu, imposé et appliqué à coup d’argent et de pressions pour la mise à exécution, Marguerite A. Peeters, dénonce le caractère subjectif et mortifère de cette culture qui prend sournoisement place en Afrique et dans le monde.

Il urge dès lors une prise de conscience effective de ces courants qui visent à saper les bases de la famille, première cellule de la société. Au nombre de ces courants, nous avons le Gender equality faussement compris comme l’égalité du genre. Né à partir des années 50, il vise à établir une nette séparation entre la différence biologique et la fonction sociale. L’individu doit être alors libéré de l’« en soi » (en niant ce qui est donné, sa composition morphologique originaire) pour pouvoir vivre « pour soi » (être capable de faire le choix de ses orientations). Dans ce schème de pensée, il n’existerait pas de complémentarité entre l’homme et la femme mais plutôt une égalité du genre ; la complémentarité, le caractère sponsal de l’amour et la maternité sont autant de constructions sociales contraires à la promotion de l’individu. Dans cette culture fondée sur le pouvoir, l’amour est entièrement écarté désagrégeant ainsi la société.

Face à ces nombreuses dérives, il revient particulièrement à l’Eglise de poursuivre sa mission prophétique au sein du monde en dénonçant ces idéologies mortifères. Pour l’Eglise en Afrique, cette lutte doit passer par la proposition de ses propres outils pour répondre au problème tel le lancement des programmes éducatifs sexuels qui répondent aux vrais problèmes actuels.  

Elisée Godwin DAH, sémarisite philo III

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