PRESENTATION DE LA 8ème SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE DE L’ANNEE LITURGIQUE C

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  « Le temps fuit et emporte avec lui tout ce que nous laissons échapper ». Ainsi en va-t-il de la septième semaine ordinaire qui s’en est allée avec ses joies et peines pour faire place à la huitième semaine ordinaire, semaine introductive au temps de carême. Ses louanges vespérales chantées avec beaucoup de liesse, tout en nous plongeant dans la 8e semaine, nous annoncent cette période de jeûne, de prière et de partage.

      Pour nourrir notre méditation durant la semaine, nous serons abreuvés à plusieurs sources bibliques. Ainsi, le lundi et le mardi, nous serons sustentés en première lecture par la première épitre de Saint Pierre. Le mercredi, jour des cendres, notre méditation sera axée sur le livre de Joël et la seconde lettre de saint Paul aux Corinthiens. Le jeudi, nous écouterons un extrait du livre du Deutéronome. Enfin, le vendredi et le samedi, c’est le prophète Isaïe qui nous instruira. Quant aux évangiles, ils sont de la plume de Marc et de Luc. Les textes, dans leur ensemble, focalisent notre attention sur la nécessité du détachement, du jeûne, de la prière et le partage en vue du royaume. Certes nous sommes régénérés par la résurrection du Christ mais il nous faut un minimum de renoncement pour accéder à cet héritage. C’est ce que le jeune homme riche et Pierre semblent ne pas comprendre. Les lois du Seigneur, bien qu’elles n’entrent pas toujours dans la logique humaine, sont assorties de vie pour ceux qui les respectent. Devant notre liberté de choix, nous avons en face la vie et la mort, mais le Seigneur nous préfère la vie.

Par ailleurs, le mercredi des cendres, le prophète Joël comme Saint Paul dans sa seconde lettre aux corinthiens invite le peuple à se réconcilier avec son Dieu : « Revenez au Seigneur votre Dieu » (Jl 2, 12) et « laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20). Dieu reste alors un Père compatissant et miséricordieux, attendant toujours le retour de ses enfants dans ses bras. Le Seigneur nous invite à surpasser les simples applications des lois mais à lui offrir entièrement notre cœur : « Déchirez vos cœurs et non vos vêtements » (Jl 2, 13). Mieux, le Seigneur nous invite beaucoup plus à une pratique intérieure du jeûne. C’est ce que nous livre Mathieu dans l’enseignement de Jésus au pied de la montagne : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer » (Mt 6, 1).

Bon temps de jeûne de prière et d’aumône en vue de notre sanctification !

 

 

 

 

 

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