127ème PARUTION DE LA VOIX DE SAINT PAUL

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PARUTION DE LA VOIX DE SAINT PAUL-Numéro 127

EDITORIAL

DE LA JOINTURE DE L’INFINIMENT-INFINI ET DU FINI

          Le Divin qui d’avec l’Humain dialogue : l’Incarnation, puisqu’il faut l’appeler par son nom. Dans l’éclatante et fulgurante hétérogénéité de pensées et de croyances caractérisant nos sociétés, il existe des questions qui transcendent et subliment les barrières de la temporalité et de la spiritualité. Parmi ces dernières, l’incarnation est et demeure un sujet réflexif frappé d’intemporalité, offrant de facto une abyssalité de sens qui va au-delà des frontières théologiques et philosophiques. Le Divin qui d’avec l’Humain dialogue : l’Incarnation, puisqu’il faut l’appeler par son nom.

         Eh bien, cher lectorat de la Voix de Saint Paul, lorsque nous nous livrons à une contemplation de l’incarnation, il est impossible de ne point être captivé par la fusion du divin et de l’humain, mieux par la jointure humano-divine opérée. En effet, l’incarnation, est comme une union hypostatique, représentant la sagesse divine qui harmonise la dualité apparente entre la divinité et l’humanité[1]. Dieu qui choisit de se joindre à la condition humaine pour la rédemption de l’humanité[2]. C’est une rencontre entre l’infiniment grand et le fini, une fusion, toutes proportions gardées, mystique qui sublime les limites de notre appréhension et compréhension. Dans ce dialogue humano-divin, l’incarnation offre une perspective unique sur la nature de l’existence et défie notre conception du sacré en ancrant la divinité dans le quotidien, dans la simplicité de la naissance et la complexité de l’expérience humaine.

           Si le philosophe allemand Nietzche se donne le luxe d’avancer que « l’incarnation est le défi lancé à l’homme d’accepter sa divinité tout en portant le fardeau de son humanité »[3], il est donc d’une primordialité éminente que l’Homme ne se montre guère inculte au sujet de la question de l’incarnation. C’est dans cette perspective que nous irons tout à l’heure à la découverte de ce qu’est et représente l’Incarnation originellement à travers le thème : Incarnation, comme assomption de l’être humain, qui constitue le parchemin de cette 127e parution de notre organe de presse. Et ce, à la muse simplette de nos diverses rubriques qui ont passé au tamis théologique et philosophique le phénomène INCARNATION. Sœurs et frères en humanité, veuillons ne point laisser cette occasion de vogue dans l’univers-Incarnation, à même de nous informer et de nous transformer. Car, l’incarnation demeure un sujet d’une importance cruciale, une source de contemplation et de dialogue qui transcende les clivages religieux. Que nous soyons croyants ou non-croyants, l’incarnation nous interpelle tous à plonger dans les profondeurs de notre propre humanité pour y découvrir, l’éclat divin qui y gîte. Bonne dégustation !

Déo-Gratias KANKOLI, Philo III.

[1] T. d’AQUIN, Somme Théologique III, trad. Par Pierre Mandonnet, Paris, Vrin 1984, p.316.

[2] S. AUGUSTIN, La Cité de Dieu, Paris, Gallimard 1959, p.521.

[3] F. NIETZSCHE, Ecce Homo, trad. par Pierre Klossowski, Paris, Gallimard 1967, p.11

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