Présentation des textes de la cinquième semaine de carême

0
230

Ce précieux temps de  pardon, de grâce et de miséricorde  s’achève progressivement et nous voici déjà introduits dans la cinquième semaine de carême.

Dans la première lecture de ce dimanche, le prophète Jérémie nous invite à ne plus faire mémoire des événements du passé mais à nous abandonner au Seigneur dans une attitude de foi et d’espérance. « Tous les avantages que j’avais autrefois, je les considère comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur » déclare Saint Paul dans la deuxième lecture, pour nous exhorter à poursuivre désormais le seul but auquel Dieu nous appelle dans le Christ Jésus : la vie éternelle. Dès lors, il nous faut purifier notre condition d’homme pécheur non pas en critiquant les autres comme le feront les scribes et les pharisiens à l’endroit de la femme adultère dans l’évangile, mais en prenant la ferme résolution de toujours rehausser notre humanité encline au péché.  

Du lundi au Samedi, Les textes s’articuleront autour de quelques thèmes principaux tels que : le témoignage et la justice de Dieu, la contemplation de la croix : signe de pardon et de la miséricorde divine, la foi dans l’épreuve, Jésus Christ : icône parfaite de Dieu le Père, la grandeur incommensurable de l’homme-Dieu devant la petitesse de l’homme, la portée salvifique de la mort de Jésus pour toute l’humanité.  Le développement de ces thèmes nous sera donné d’une part dans les premières lectures, tirées de façon consécutive, du livre de Daniel, de celui des Nombres, de la Genèse, du livre du prophète Jérémie et de celui d’Ézéchiel, et d’autre part dans une lecture continue de l’Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean. Ainsi, nous verrons dans un premier temps, Suzanne injustement accusée par un faux témoignage mais qui sera délivrée par la justice de Dieu grâce à l’intervention du jeune Daniel. Ensuite, Jésus va se montrer l’égal du Père et pour cela il n’a point besoin du témoignage des hommes pour être reconnu comme tel puisque son Père lui rend déjà témoignage.

Par ailleurs, le murmure du peuple d’Israël contre Moïse et contre Dieu dans le désert va provoquer la colère de Dieu qui a envoyé contre lui des serpents à la morsure brulante mais Moïse a intercédé pour le peuple afin de lui obtenir la miséricorde divine. Ainsi il lui sera ordonné de dresser un serpent au sommet d’un mât. Tous ceux qui ont été mordus et qui ont regardé le serpent de bronze ont conservé alors la vie. C’est un signe préfiguratif de la croix de Jésus pour le salut du monde.

De plus, trois jeunes hommes ont été sauvés de la fournaise préparée par le roi Nabuchodonosor en raison de leur foi en Dieu. De même, Jérémie gardera sa foi en Dieu et qui va le sauver de la main de ses ennemis. Dans l’Evangile, Jésus nous invite à nous tourner radicalement vers lui car il est la vérité du Père, capable de nous rendre libres si nous lui donnons notre Foi. En cela, la figure emblématique d’Abraham doit nous édifier. Car Abraham eut foi en Dieu. Dieu conclut une alliance avec lui et fit de lui, le père d’une multitude.

Enfin, Dieu dans son projet de salut, n’a pas hésité à envoyer son fils unique Jesus-christ. Celui-ci a souffert la passion et il est mort. Par sa mort il a rendu la vie à l’humanité toute entière, devenant ainsi le Berger par excellence du peuple des croyants.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here