RETRAITE SPIRITUELLE DE DEBUT D’ANNEE 2021-2022

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Nouvelle année académique ! Nouveaux défis. Nouvelle feuille de route !

 Au Séminaire Philosophat Saint Paul de Djimé, c’est ce principe et cette tradition qui ont été réitérés une fois de plus. A l’orée de cette nouvelle année académique 2021-2022, s’est tenu pour les séminaristes, un temps de recueillement et de mise à l’écart. Il s’agit de toute évidence de la retraite de début d’année.

Cette retraite axée sur la figure du patron de l’Eglise, Saint Joseph, a puisé toute sa consistance du thème d’année « Avec le courage créatif de Saint Joseph, mobilisons-nous pour le Christ ». Prêchée par le père André Nayeton, prêtre du diocèse de Porto-Novo, cette retraite de début d’année étendue sur trois jours a porté sur « En découvrant le courage créatif de Saint Joseph, […] ».

L’aventure, aussi merveilleuse qu’elle fut, fut meublée par plusieurs points d’intérêt. Ab ovo, nous avons compris par le truchement des fondements théologiques et dogmatiques que la pierre immaculée de Joseph sur laquelle Dieu prit appui pour agir dans toute sa vie, fut sa justice caractérielle. « Joseph était un homme juste », précise l’Ecriture. Ainsi, Dieu fit du père de son Fils un canal de grâces à l’instar de Marie, sa mère. Aussi, ayant découvert quatre missions d’un père, missions toujours confiées à Joseph dans des songes – Mt 1, 18 ; Mt 2, 13 ; Mt 2, 19 ; Mt 2, 22 – l’occurrence fut propice d’apprendre à être père à la manière du Père qu’a imité Saint Joseph et dont il a joué le rôle toute son existence durant.

Dans la suite, le deuxième jour, à la faveur de la sagesse inouïe comprimée dans la lettre apostolique Patris corde du pape François, nous avons appris les sept modèles paternels dont a fait montre Saint Joseph dans les Ecritures : Père aimé, Père dans la tendresse, Père obéissant, Père accueillant, Père au courage créatif, Père travailleur, Père dans l’ombre. Nous avons pris pour pierre angulaire de notre aventure spirituelle la figure du Père au courage créatif aux seules fins de sonder au mieux le courage créatif comme un besoin anthropologique de se révéler à soi-même. Par ailleurs, la créativité chez le magistère de l’Eglise se dit comme la quête de routes nouvelles. Il s’agit de cette quête qui fait appréhender que la priorité se doit d’être accordée à la réalité. A cet effet, quatre principes de la réalité doivent être tenus en considération : 1) le temps est supérieur à l’espace ; 2) la réalité est supérieure à l’idée ; 3) l’unité est supérieure au conflit ; 4) le tout est supérieur à la partie.

Le dernier jour, l’ouvrage de l’écrivain américain Johnson Spencer Who move my cheese ?[1] nous a aidé à nous accaparer de pistes pour une spiritualité de la créativité, celle-là que nous vivrons le long de l’année académique. Au nombre de ces pistes, six se sont érigés en priorité pour se sortir d’un labyrinthe analogiquement assimilé, dans le cas d’espèce, à la difficulté ou au changement. En outre, l’esquisse pastorale de la créativité proposée par le prédicateur aidera notre communauté à nous rendre à la réalité que la créativité n’est pas seulement de l’ordre résolutif mais aussi de l’ordre du génie positif que le Seigneur attend que l’humain manifeste.

La retraite s’assoupit sur ces mots pour que s’ébauche dorénavant la phase cruciale de l’exercice.

     Fructueuse année académique à tous et à chacun !

[1] Qui a piqué mon fromage ?

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